Ce parcours est l’occasion d’une promenade agréable à pied dans le centre historique de Valladolid. Il débute place San Pablo, où Delibes situe le domicile du personnage central du livre, le docteur Cipriano Salcedo. Sur cette place, vous pourrez admirer l’église San Pablo (XVe-XVIIe siècles). Sa magnifique façade-retable (1497), réalisée par Simon de Cologne, figure parmi les œuvres les plus importantes du style gothique hispano-flamand espagnol. Non loin de là se trouve le musée national de la sculpture qui, situé dans l’ancienne école San Gregorio, présente lui aussi une façade spectaculaire de style gothique hispano-flamand, ainsi que le palais des Pimentel, qui arbore une façade plateresque. La place de Santa Brígida n’est plus qu’à deux pas. Le couvent du même nom vous y attend, ainsi que l’ancien palais du Licenciado Butrón, qui fut avocat de la Real Audiencia y Chancellería de Valladolid ou Chancellerie royale. Sur la place voisine, vous découvrirez les palais de Fabio Nelli et du marquis de Valverde, siège du musée de Valladolid, à l’angle des rues San Ignacio et Expósitos. Empruntez cette dernière, qui débouche sur la place de la Trinidad. Dans son imagination, c’est ici que Delibes situe l’entrepôt de laines des Salcedo. Cette place abrite le palais des comtes de Benavente, un bâtiment du début du XVIe siècle qui accueille aujourd’hui la bibliothèque publique de Valladolid, et l’église de la Trinidad. À quelques mètres de là se tient le couvent Santa Catalina, qui possède une cour plateresque. C’est dans son église que le sculpteur Juan de Juni est enterré. Vous passerez ensuite devant l’église San Agustín avant de faire une autre halte intéressante : l’église du couvent San Benito el Real, de facture gothique Renaissance (XVIe siècle). Vous admirerez particulièrement son portail et son clocher, œuvre de Rodrigo Gil de Hontañón, ainsi que le cloître principal, qui abrite la chapelle des comtes de Fuensaldaña, aujourd’hui siège du musée d’art contemporain Patio Herreriano. Ensuite, flânez sur la place Fuente Dorada, où Delibes situe plusieurs lieux clés de son roman, dont la taverne de Garabito. Puis dirigez-vous vers la Plaza Mayor que Philippe II fit reconstruire après l’incendie qui la ravagea en 1561. C’est là que se déroulèrent les autodafés relatés dans « El Hereje ». De cette place, prenez la rue dans laquelle se trouve l’église Santiago : elle possède un chevet gothique du XVe siècle et abrite des retables de Juan de Ávila et Alonso de Berruguete. Cette rue débouche sur la place de Zorrilla, dernière étape du circuit. Elle est présidée par la statue de l’écrivain romantique José Zorrilla. Sur un côté de la place se trouvaient jadis la Puerta del Campo et l’ancien hôpital de la Resurrección. C’est ici que les condamnés par l’Inquisition furent mis au bûcher. Aujourd’hui, cet espace est occupé par un bâtiment résidentiel néoclassique, la Casa Mantilla, bâtie en 1891 par l’architecte Julio Saracíbar. Il est possible de faire la version guidée et théâtralisée de ce circuit au mois de mai, pendant la semaine de la Renaissance. Si vous venez pendant la première quinzaine de septembre, ne manquez pas les fêtes de Nuestra Señora de San Lorenzo, les plus populaires de Valladolid.